On a été à kto

11.12 | YC

Quand un membre de notre rédaction s'évade à KTO Télévision Catholique à Paris... Reportage.

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« KTO, la chaîne de télévision catholique ». Mais oui, tout le monde la connaît, même chez nous en Valais. On y suit toute l’actualité religieuse francophone, des déplacements du Pape aux différents moments de prière en direct de Lourdes ou de Paris.

En tant que fervent catholique et dans le but de me lancer dans le journalisme, un stage au sein de la rédaction de KTO était tout simplement une évidence. Le chef de la rédaction, Etienne Loraillère, a généreusement accepté ma demande, se souvenant de ma participation à une émission sur leur chaîne en 2018, lors de la venue du Saint-Père en Suisse.

J’apprécie particulièrement chez eux le fait qu’il ne s’agit pas d’un média d’Église mais d’un média qui parle d’Église. Ainsi et à l’image de Cath.ch, les sujets brûlants au sein de l’Église catholique ne seront pas évités mais abordés neutrement.

 

Je me rends donc à Malakoff (à dix minutes de Paris) où je logerai, pendant deux semaines, chez un diacre, père de famille et ancien cadre de Google France (actuellement cadre au groupe Bayard Presse et donc au Journal La Croix). Quoi de mieux pour parler religion, journalisme et digital ? Car l’avenir des paroisses et de l’Église passera inévitablement par le digital.

 

En commençant ce petit stage, j’ai directement été frappé par l’âge moyen de la rédaction : ils ont tout juste la trentaine ! Cela n’a rien à voir avec d’autres rédactions du milieu ! La raison : un salaire légèrement moindre (la chaîne ne vivant que de ses dons, sans aide de l’Église) et la grosse charge de travail de couvrir la francophonie ! En effet, la rédaction bouge dans tous les sens ! Pas une seule seconde de répit, d’autant plus qu’à ce moment-là, les employés s’activaient pour préparer les 20 ans de la boîte mi-décembre.

 

 

La grandeur des locaux pour une chaîne catholique m’a également impressionné : un grand bâtiment pour loger quelques septante professionnels actifs. Et moi qui m’attendais à rencontrer une vingtaine de personnes…

La journée type au pôle actu’ :

Rendez-vous à 9h45 pour un filtrage de l’actualité passée durant la nuit, suivi d’une séance de rédaction journalière pour discuter des sujets à traiter. Ensuite, chacun gère son travail de son côté : que ce soit la préparation d’une émission, l’enquête d’un sujet, le tournage d’une actualité ou le montage vidéo d’un reportage.

En fin d’après-midi, on s’active autour du studio principal (tout est vert pour faciliter l’incrustation de décor en post-production) où se déroulent les principales émissions et l’enregistrement des sujets pour le téléjournal.

Bien que tout soit réalisé dans un gros stress, la joie et la bonne humeur restent de mise.

J’ai profité de mon week-end de congé pour visiter la capitale et également vivre l’Eucharistie. Le samedi, j’ai exploré les rues de la magnifique ville-lumière malgré les perturbations dues au premier anniversaire des gilets jaunes (qui ont provoqué la fermeture de plusieurs routes et rames de métro).

Le dimanche, j’ai eu la chance de vivre deux messes : la première partagée au côté de « mon diacre d’accueil » dans la petite paroisse locale (avec un prêtre de paroisse qui est venu plusieurs fois en vacances à Arbaz) où quelques cinquante fidèles s’étaient réunis.

La seconde, à Boulogne-Billancourt, animée, comme chaque dimanche soir, par le groupe de pop louange professionnel Hopen. La louange me touche particulièrement car elle me permet de me rapprocher de Dieu. Je n’ai donc pas hésité me rendre dans cette énorme église de 1000 places pour célébrer et participer à l’Eucharistie. Musiques pop, paroles sur écrans géants, quête avec paiement par carte de crédit, guitare électrique et batterie. Bref, une église remplie de jeunes et moins jeunes réunis pour louer le Christ. Ce qui m’a fait sourire avant le début de la messe, c’est l’affiche au fond de l’église qui promouvait une conférence donnée la semaine d’après par … notre prêtre diocésain Père Joël Pralong. Comme quoi, le monde est petit.

Bref, deux semaines en terre parisienne, ça passe vite ! Quelle belle expérience de voir de plus près ce gros média catholique ainsi que la belle ville de Paris.